Non, ce 8 mars, je ne veux pas être célébrée

Mois de la femme. Offres publicitaires et commerciales alléchantes, diners et spectacles dédiés, déjeuners d’entreprise, taaxuran en l’honneur des mères de l’humanité. Petit-déjeuner, bouquet de fleurs, bons de réduction, massages offerts. Tant d’attentions pour célébrer le 8 mars, érigé dans nos contrées et au-delà, au sacrosaint statut de journée de « célébration de la femme. » Au-delà … Continuer la lecture Non, ce 8 mars, je ne veux pas être célébrée

Les monologues de Marième: « Bayil daxé » ou le tribunal social des vieilles filles (2)

Les monologues de Marième – Célibataire endurcie : bayil daxé[1] J’avais commencé ce monologue en voulant-vous conter la dernière de plusieurs conversations, ces « sit-downs » auxquels j’ai droit périodiquement. Parce que oui, plusieurs membres de mon entourage, plus ou moins proches, pensent ma situation tellement critique que leur intervention, d’inspiration divine sûrement, suffirait à me motiver à … Continuer la lecture Les monologues de Marième: « Bayil daxé » ou le tribunal social des vieilles filles (2)

Les monologues de Marième : Avant-propos

Le centre-ville se vide de ses occupants, les véhicules pressés, à la queue leu-leu, se précipitant vers la corniche ouest, porte de sortie de la presqu’île. Le frou-frou des caftans, quoiqu’atténué par moult coulis de sueur salvatrice dans la chaleur humide et étouffante, reste pourtant persistant, comme pour souligner l’importance de ce second rendez-vous hebdomadaire. … Continuer la lecture Les monologues de Marième : Avant-propos

Epilogue (3) : I will always love you

Iman Petit à petit, mes sens me reviennent. Surprise de me retrouver couchée sur une surface douce et confortable, j’ai peur d’ouvrir les yeux. Je laisse mes autres sens explorer mon environnement. Mes doigts touchent une surface satinée sur laquelle ils donnent l’impression de glisser. Mes narines sont titillées par une odeur bizarrement familière, celle … Continuer la lecture Epilogue (3) : I will always love you

Epilogue (1) : Seuls contre tous

Iman Les nuits du mois de septembre ont cette profondeur spéciale, accentuée par la lourde chaleur qui les caractérise si particulièrement. Entrecoupées de vents furtifs, elles semblent nous rappeler que ces prémices de l’incomparable chaleur infernale ne sont que néant devant l’ampleur de l’infinie miséricorde divine. Le vent passe, tel un amant furtif, embrassant au … Continuer la lecture Epilogue (1) : Seuls contre tous